J’ai coutume d’expliquer sur le blog les différents aspects du régime de l’auto-entrepreneur : impôts, facturation, déclarations… Mais que signifie vraiment être auto-entrepreneur ?

Ce petit guide à destination des futurs entrepreneurs et freelances devrait lever quelques-unes de tes interrogations.

Qu’est-ce qu’un auto-entrepreneur ?

Pour comprendre ce que cela veut dire d’être auto-entrepreneur, revenons sur les différents statuts juridiques possibles pour créer une entreprise.

Un auto-entrepreneur est une entreprise individuelle

L’auto-entrepreneur n’est pas un statut juridique à part entière.

Il existe en France deux façons d’entreprendre : soit en entreprise individuelle, soit en société.

La différence entre les deux ? La société a une existence propre. Elle a son propre patrimoine, et ses propres droits (tels que celui d’agir en justice).

Au contraire, une entreprise individuelle est juridiquement entièrement rattachée à la personne de l’entrepreneur. L’entreprise individuelle, c’est toi-même. Ce n’est pas une entité détachée de ta personne.

L’auto-entrepreneur n’est qu’une déclinaison de l’entreprise individuelle.

Nb : Depuis peu, les EURL avec un associé unique personne physique peuvent opter pour le régime auto-entrepreneur. Mais restons dans la simplicité !

Pour en savoir plus, je te détaille sur le blog les différents statuts juridiques possibles pour entreprendre en France.

[A lire aussi : Quel statut juridique pour devenir freelance ?]

Un auto-entrepreneur répond à un régime fiscal et social simplifié

Tu te demandes sans doute à ce stade ce qui différencie l’auto-entrepreneur de l’entreprise individuelle classique.

La réponse est simple : l’auto-entrepreneur bénéficie d’un régime fiscal et social simplifié. L’on parle alors de micro-BIC ou micro-BNC pour l’impôt, et de micro-social pour les charges sociales.

En outre, les obligations comptables et déclaratives de l’auto-entrepreneur sont considérablement allégées, simplifiées.

Pour en savoir plus, je t’invite à lire mon article sur les impôts de l’auto-entrepreneur.

[A lire aussi : Que doit-on payer quand on est auto-entrepreneur ?]

Du fait de ces spécificités, le régime de l’auto-entrepreneur est soumis à une limite de chiffre d’affaires :

  • 170 000 euros pour les activités de vente.
  • 70 000 euros pour les activités de prestations de services.

Avant le 1er janvier 2018, les seuils étaient deux fois moins élevés.

La différence entre auto-entrepreneur et micro-entrepreneur

Tu as peut-être déjà rencontré les termes micro-entrepreneur et micro-entreprise, parfois même dans des articles traitant du régime auto-entrepreneur.

La réponse va être très simple : être auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur, c’est la même chose !

Au 1er janvier 2016, la dénomination micro-entrepreneur a remplacé celle de l’auto-entrepreneur. Cela dit, beaucoup de sites Internet, de professionnels, d’organismes… utilisent encore l’ancien nom. C’est pour cela que tu le vois un peu partout !

Être auto-entrepreneur : pourquoi choisir ce régime ?

Près de la moitié des créations d’entreprise en France le sont par le régime de la micro-entreprise. Ce régime permet de tester sereinement l’exercice d’une activité économique indépendante. Il est surtout vu comme un tremplin vers d’autres statuts juridiques.

Les avantages à être auto-entrepreneur

Il existe de très nombreux avantages à être auto-entrepreneur lorsque l’on débute une activité économique indépendante :

  • Obligations comptables considérablement allégées.
  • Une immatriculation rapide et aisée, en ligne.
  • Peu de formalités déclaratives.
  • Pas besoin de recourir à un comptable.
  • Possibilité de calculer très précisément tes charges sociales – voire fiscales, grâce à une imposition forfaitaire.
  • Pas de revenus encaissés = pas de charges à payer.
  • Possibilité de cumuler l’auto-entrepreneuriat avec le chômage, ou d’autres aides ou revenus.

Tu peux comprendre à présent le succès d’un tel régime !

Être auto-entrepreneur comporte aussi quelques inconvénients

Tu trouveras sur le blog un article complet sur les inconvénients de la micro-entreprise. Car oui, il y en a ! Et pas des moindres. Le plus préjudiciable d’entre eux : ne pas pouvoir déduire tes charges.

Être auto-entrepreneur ne te permet en outre pas de t’associer. Tu peux également souffrir d’un manque de crédibilité vis-à-vis de tes partenaires commerciaux et financiers. Enfin, il est possible que tu te retrouves rapidement contraint par les limites de chiffre d’affaires.

[A lire aussi : Les inconvénients de la micro-entreprise : ils existent !]

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J’espère que cet article t’aura aidé à y voir plus clair sur le régime de l’auto-entrepreneur. Si tu souhaites en apprendre davantage, je t’invite à lire les articles du blog sur la micro-entreprise.